DACHAU et Hommage à Jean MOULIN

1939/1945. La France va vivre les années les plus sombres de son histoire. Après 14/18 on pensait: " Plus jamais ! ".
Il ne faut jamais dire jamais...

A la déclaration de guerre, André Verchuren a tout juste 19 ans. Lors d'un gala dans l'Oise,en ces jours de septembre 1939, le Maire et le garde champêtre font irruption dans la salle de bal , ordonnent d'arrêter la musique car c'est la déclaration de guerre entre la France et l'Allemagne. André qui animait de nombreux galas en compagnie de son père Raymond Verchuren range son accordéon.

André ne supporte pas tout ce qui se passe, avec la fougue de son jeune âge, il déclare la guerre lui aussi, mais à sa façon. Raymond Verschueren, son père monte une affaire de fruits et cultures maraîchères qui sert en fait de couverture pour cacher les parachutistes en attendant qu'ils repartent vers leurs destinations ceci afin de défendre le monde contre l'offenseur nazi.

Il en héberge un tout particulièrement qui s'appelle Harry William. Il sympathise un peu plus avec ce dernier. Madame Verchuren est sur le point de mettre au monde leur premier enfant. Harry Williams, avant de repartir en mission, promet à André que s'il en revient, il sera le parrain de ce premier fils. Malheureusement, Harry Williams sera abattu en bombardant au dessus de l'Allemagne. André décide qu'il sera un peu le parrain à titre posthume et nomme son garçon Harry Williams en hommage à son ami. Ce sont donc ces deux vrais prénoms, il s'appelle Harry Williams Verchuren.

 

André, au péril de sa vie aide les parachutistes. Mais en juin 1944, sur dénonciation, il sera arrêté par la Gestapo et conduit au camp de Royallieu. Le 2 juillet à 5 heures de matin ils sont réveillés.  6 heures départ pour la gare de Compiègne. Pendant leur transfert vers la gare,   il aperçoit sa maman abritée sous une porte cochère qui lui dit « André, André je t’embrasse ». Elle le reverra un moment après à la gare de Compiègne où les SS la voyant arriver la mette en joue. André lui crie « Ne t’approche pas maman il vont te tuer, ne t’inquiète pas dans 6 mois nous serons de retour ».
Ils sont embarqués, que dis je  entassés dans le train qui va les conduire vers l’enfer de Dachau.
« Ce 2 juillet 1944 à 9H15 précises le Train de la Mort n° 7909 » s’ébranle vers cette destination maudite.

A l'arrivée plus d'un millier de morts. Il subira comme tous ses compatriotes tant de choses, que ses yeux, encore maintenant, ne peuvent que s'embuer, son regard devient lointain lorsqu'il évoque cette période. En apparté, il m'a fait part de certaines choses qui font que cela ne peut s'oublier et que je tairai par pudeur et respect pour cet homme qui a tant souffert dans son moral et sa chair. Il rentrera en 1945 à la libération des camps par les américains, abattu, désemparé et amaigri de 40 kilos. Pourtant avant son départ du camp, devant tous ses camarades qui comme lui ont eu la chance d'en revenir, il empruntera l'accordéon d'un soldat allié et jouera l'Internationale et la Marseillaise.

Il était le déporté matricule " 77676 ".

Il retournera une fois à Dachau pour une émission de télévision "Portrait André Verchuren" sur FR3.

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Paris Macht  n° 2866 du 22 avril 2004 rend hommage à André dans l'article "VERCHUREN LE SURVIVANT".
André Verchuren y présente sa tenue de déporté


et le cadre dans lequel est conservé précieusement le diplôme de la reconnaissance des Etats-Unis remis par Eisenower.


Photos Etienne de Malglaive (droits réservés)

 

 


Extraits du livre de Christian   BERNADAC "LE TRAIN DE LA MORT" Editions France Empire (épuisé)

   

Vient de sortir en livre de poche !

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Témoignage d'André Verchuren recueilli en 1993 pour la parution
du livre de Ch. Bernadac DEPORTATION /ed. France Empire paru en novembre 1993

  

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Je me suis moi même rendu dans ce camp pour voir, il ne reste plus que les emplacements des baraquements, les monuments à la gloire de tous les déportés, les salles où les déportés étaient gazés, les fours crématoires, les instruments de tortures et documentaires qui vous font froid dans le dos et on se demande comment les hommes peuvent en arriver là. Ce  jour là, il faisait beau, un ciel d'un bleu limpide, on avait l'impression que les oiseaux chantaient pour la mémoire de tous ces morts. En ressortant, je voyais le monde d'un autre oeil, moi aussi et mon épouse, nous avons pleuré tant cet endroit est chargé d'émotion.

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Ces Photos représentent la mine du NECKAR. (photos prises par l'armée Américaine à la libération du Camp de Dachau)
Dans cette mine étaient fabriqués des moteurs d'avion et le détenu André Verchuren travaillait dans cette mine.

 

 

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Photo du train qui avait transporté les déportés incapables de marcher. Destination Dachau,
mais il fut arrêté à Osterbershen, en Avril 1945. (photo prises par l'armée américaine également)

Photos de l'école de Neckareiz actuelle qui était transformée en camp de concentration en 1944/.45.

Madame Dorothée Ross, Présidente de l'association KZ - GEDENKATATTE, qui est responsable du Musée/Mémorial à Neckareiz
et du chemin de mémoire d'Obrigheim (c'est l'endroit où se trouvait la mine dans laquelle André Verchuren à travaillé, contre son gré).

Article en allemand du journal qui a relaté l'hommage rendu à toutes ces personnes qui ont travaillé dans cette mine.

C'était le 26 octobre 2002 et pour l'occasion, la présidente de cette association m'avait demandé de lui faire parvenir
le dernier CD de Monsieur Verchuren pour qu'il soit diffusé tout le long de l'hommage.
Vous avez sur la photo suivante, la traduction française de cet article, fait  par Madame La Présidente.

Photo des membres de l'association. Au premier rang de gauche à droite Le Maire de Mosbacher, Madame la présidente, Maurice Voutey
La dame au pull orange est Mme Irène Midrine, rédactrice en chef du Patriote Résistant.

Lors de leur déplacement du camp de Dachau à la Mine d'Armement du Neckar, André Verchuren faisant partie de ce groupe
 se vit remettre lors de leur passage en ville pour lui et un de ses amis déportés, un caleçon pour ne pas qu'ils aient froid.
Les SS ayant eu vent de cela, André Mangea son vêtement petit bout par petit bout pour ne pas avoir de problèmes avec les Nazis.
Son camarade qui ne l'avait pas fait fut fusillé au petit matin


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Ci-dessous, des extraits du livre écrit Par Joseph JOURNET qui fit partie du Train de la Mort
avec notre célèbre accordéoniste ANDRE VERCHUREN, sous le matricule 76.968.
Il relate ici le 14 juillet 1944 où André Verchuren monta sur une table pour interpréter la célèbre MARSEILLAISE.
 Il n'y eut pas d'incident. Lisez bien le chapitre qui est consacré à notre idole de l'accordéon, qui en ces jours sombres
où tout s'arrêta de fonctionner, oublia par force sa chère France et son accordéon,
qui par la suite allait le rendre célèbre.


Cliquez sur le texte pour l'agrandir

    
livre à compte d'auteur sorti en 1974

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Témoignage d'un fils de déporté

Bonjour,je m'appelle Petit Robert, 63 ans, Créteil, un petit mot pour dire que mon père était dans le même convoi n° 7909 le 2 juillet 1944
et il a connu André Verchuren à Dachau en compagnie d'un  Jésuite professeur d'histoire, le père de la Perraudiere aujourd'hui tout comme mon père décédé. Mon père avait une grande admiration pour André qui dans la résistance faisait la même chose que lui.. (PETIT Henri  N° déportaion 77775)
J'ai découvert seulement ces derniers mois qu'il avait été torturé 92 heures par le milicien Grangey qui lui a été exécuté après la guerre,
 ci-dessous également 1 fausse carte d'identité, je ne retouve pas l'autre où son prénom était Jacques, 1 document du centre d'accueil  des déportes
et un autre témoignage. Cordialement Robert PETIT

 

 

 

"JEAN MOULIN"

Préfet, ancien résistant français, arrêté, torturé par Klaus Barbie. Il décédera dans le train qui l'emportait
vers les camps de la mort en Allemagne. Né en 1899, en 1999, il aurait eu 100 ans.

A l'occation du centième anniversaire de sa naissance, André Verchuren a enregistré un single deux titres en co-production avec le Ministère de la Défense. Premier titre "A JEAN MOULIN", André Verchuren récite un poème de Louis Amade (qui fut aussi parolier de Gilbert Becaud) sur une musique de son ami Jo Moutet et deuxième titre "Le Chant des Partisans" interprété par sa chanteuse Ghislaine. Document magnifique.

    

Pour lire et entendre le texte dit par André Verchuren, cliquez ici

 

Exposition

Jean MOULIN, un héros moderne

        Composée de 20 affiches (format : 78 cm sur 118 cm), cette exposition a été réalisé par la Délégation à la Mémoire et à l’Information Historique, à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Jean Moulin. Elle retrace la vie de cette grande figure de la Résistance, l’homme, sa personnalité, son œuvre et son rôle dans l’unification de la Résistance. Elle revient également sur le contexte historique de l’époque, ses enjeux dans le combat pour la liberté et la dignité de l’homme.

        Cette exposition est accompagnée d’une brochure de 65 pages faisant office de catalogue, ainsi que d’un CD-audio comprenant un poème hommage de Louis Amade, dit par André Verchuren, et le Chant des Partisans.

 

- Introduction de l’exposition
- La jeunesse.
- L’entrée dans la carrière.
- L’artiste.
- Fréquentation des milieux intellectuels.
- Premiers engagements.
- La drôle de guerre et la débâcle.
- Jean Moulin reste à son poste.
- Premier combat.
- L’installation du régime de Vichy.

 

Titre des affiches :

 

 
- De Gaulle et la France Libre.
- Les mouvements de résistance en France.
- Moulin rencontre de Gaulle.
- Vers l’organisation de la Résistance.
- La radicalisation du régime.
- Novembre 1942, les opérations

     « Torch » et « Atilla ».
- L’unification de la Résistance.
- Le drame de Caluire.
- La mémoire.
- Jean Moulin, l’exemple.

 

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