Annie DREVET
Puy de Dôme

Vous avez vu ?  C'est moi !

Par pure coïncidence, mon histoire débute comme celle de Jean-Pierre Marie, avec un décalage de cinq ou six années, et poursuit un chemin parallèle avant que nos chemins finissent par se rencontrer.

Tout commence en 1961. Cette année-là, mon père étant tombé malade, je me suis retrouvée chez ma grand-mère pour y passer les vacances d'été.
Pas de télévision à cette époque mais la radio... et surtout Radio-Luxembourg. Cette année-là, deux chansons ont été, sans le savoir, déterminantes pour la suite de ma vie: "Les fiancés d'Auvergne" et "Non, je ne regrette rien". La première composée par André Verchuren (A cette époque j'ignorais qui c'était et je croyais même qu'il était auvergnat...) et la seconde, interprétée par Edith Piaf est une composition de Monsieur Charles Dumont. Que je mentionne ici cette dernière peut paraître déplacé dans cette page, mais c'est très important pour la suite.

J'avais aussi à cette époque une petite camarade de classe qui avait la chance d'avoir en jouet un petit accordéon à touches piano, et bien que ne connaissant absolument pas la musique, je m'amusais à trouver des mélodies. Puis, un beau jour, m'est venu le début de "Non, je ne regrette rien". C'est ainsi que j'ai tout d'abord découvert l'accordéon.

Il y a eu ensuite avec la télévision, la diffusion d'émissions régulières consacrées à cet instrument. Une de ces émissions m'est plus particulièrement restée en mémoire car j'ai été épatée par un accordéoniste qui jouait en faisant...DU VELO ! (Ce devait être en 1968).
Quelques années après, en retrouvant des archives, j'ai découvert que mon acrobate du moment s'appelait

André Verchuren !

Puis, autre année importante, 1969. Cette année là, une occasion m'était offerte de m'essayer réellement à la pratique de cet instrument. Au cours de ma première leçon, alors que j'apprenais bien sagement à monter la gamme de Do majeur, j'avais à côté de moi un autre élève (celui qui m'avait fait connaître le professeur) qui lui, déjà plus âgé, apprenait un morceau...Les fiancés d'Auvergne !
Je l'écoutais tout en continuant et en me jurant qu'un jour ce serait ce morceau que je jouerais.
Un an plus tard mon rêve se réalisait: j'apprenais ce morceau si cher à mon coeur. Bien entendu j'ai voulu avoir le disque original, et c'est ainsi que je découvrais l'accordéoniste André Verchuren.
Je n'ai pas continué beaucoup plus longtemps l'instrument, malheureusement, à cause des études. Je ne pouvais plus faire les deux. Cependant ma passion pour l'accordéon grandissait d'autant plus que je connaissais les difficultés de l'apprentissage.

Mon père m'appris alors que tous les dimanches matins sur Europe1 il y avait une émission d'accordéon. De ce jour je mis mon réveil sur 6 heures pour ne rien rater. Et qui présentait l'émission... André Verchuren. J'écoutais tous les morceaux qui étaient diffusés et avant de savoir qui jouait je préférais toujours les interprétations d'André Verchuren et particulièrement ses compositions. De cette époque naquit ma passion pour cet accordéoniste et pas un autre. Je découvrais aussi grâce à un article de presse que mon "chouchou" n'était pas auvergnat, mais natif de l'Oise, de parents d'origine Belge.

Ensuite, avec la magie de la télévision j'ai pu voir de temps en temps mon idole. Mais une émission devait à nouveau me marquer pour toujours: "A l'affiche du monde" le 19 mars 1970. Un reportage était consacré à André Verchuren et on le voyait au cours de ses galas. Ce fût un nouveau déclic et un nouveau rêve: le voir un jour, en chair et en os !

J'ai attendu encore 5 ans avant de réaliser mon rêve, (j'avais déjà raté deux occasions, mais la troisième fut la bonne le 8 mars 1975). Le carnaval de Vichy organisait alors un bal et cette année là c'était avec André Vechuren et son orchestre. Je sautais de joie et en même temps j'avais le trac. Lorsque ce jour est enfin arrivé, j'y suis allée, accompagnée par un de mes oncle car bien qu'étant depuis peu majeure, la condition de ma sortie était d'être accompagnée. J'ai respecté la volonté parentale, ne voulant pas gâcher une si belle opportunité.

Nous étions installés à une table lorsque j'eu la surprise de le voir passer à deux ou trois mètres devant moi. Je croyais rêver, et je restais clouée sur place, comme Bernadette devant la grotte...
J'ai attendu avec impatience le moment si important des dédicaces, car André prend le temps de voir ses admirateurs et de leur mettre un petit mot personnalisé sur un disque ou tout autre support. J'avais choisi son livre que j'avais reçu quelques temps avant. Malgré la sono puissante j'ai réussi à lui glisser quelques mots à l'oreille pour lui faire savoir que j'étais fan car j'avais à l'époque, une cinquantaine de disques 33 tours.
Par la suite, j'ai fait quelques photos et c'est en lui montrant mon album que nous avons commencé à faire connaissance. Avec ensuite une moyenne de trois ou quatre rencontres annuelles, nous avons, je pense, fini par devenir des amis, avec une affection et une reconnaissance réciproques.

Lorsque je fais le bilan des années écoulées, je considère que j'ai eu une chance inouïe qu'un grand Monsieur comme André Verchuren, "une des vedettes du showbiz" qui a côtoyé tant de personnalités et fait danser des millions de couples, m'accorde son amitié et sa confiance, à moi qui n'étais qu'une simple jeune fille toute timide.
Si quelqu'un avait pu me prédire ceci un jour, il y a trente ans, je ne l'aurais pas cru et je l'aurais certainement traité de fou, ce qui m'amène à conclure que tout peut arriver un jour si on le souhaite très fort au fond de son coeur et si on sait rester patient et sincère.


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Hommage à ses musiciens.


 

 

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